28 décembre 2006
Rattrapage....
Aïe, aïe, aïe... Il est temps de rattraper mon retard. Ô toi, fidèle lecteur, qui n'a pas eu de nouvelles de moi pendant presque trois semaines, c'est à toi que je présente toutes mes excuses. Mais club-internet, en voulant intervenir sur notre ligne, l'a endommagée et nous ne sommes de nouveau connectés que depuis une petite semaine, et encore, à bas débit ! Il n'y aura donc pas de photo de mon auguste face avant la réparation totale !
En attendant, quelques nouvelles. D'abord de ma santé. Je vais bien. Je me suis réenrhumé, le jour de mon baptême, mais j'ai vaillament résisté. Pourtant, quelques jours après, je me suis mis à tousser, ce qui a provoqué l'affolement de Maman. Elle me voyait de nouveau faire une crise d'asthme, alors elle a vite appelé le pédiatre qui, après avoir posé les questions d'usage (il tousse beaucoup, par quinte ? / non / Il est essouflé ? / Non plus / Il siffle ? / A peine ), a envoyé Maman rejoindre le club des mères qui psychotent (Il a rien votre fils, il tousse un peu, vous me l'amenerez s'il a de la fièvre). Mais Maman ne s'est pas tranquilisée pour autant. Elle m'a écouté respirer toute l'après-midi, et était à deux doigts d'annuler sa sortie au théâtre le soir avec ses élèves. Heureusement, Papa était là. Il a mis Maman dehors, lui a dit d'aller psychoter ailleurs. Quand Maman est rentrée, évidemment, je dormais comme une masse, avec une respiration digne de Jacques Mayol dans ses grands jours. J'ai continué à tousser quelques jours et tout est rentré dans l'odre, sans antibiotiques ni rien ! La classe, quoi !
Après ma santé, mon développement intellectuel ! De ce côté là aussi, ça va bien. Je maitrise de mieux en mieux les petits gestes et me suis découvert une passion pour les étiquettes de mes joujoux (ça doit me venir de ma mère, c'est sûr). Je parle de plus en plus et commence à émettre des sons qui ressemblent à de vraies syllabes. Je reconnais bien les gens que je connais, et pour leur marquer mon affection, je fais des petits gestes gracieux des bras comme si je voulais m'envoler quand je les vois ! Je commence aussi à faire du charme, pour être plus précis "je fais mon doux", comme disent mes parents : je roucoule, émets de tendres bruits et fais de grands sourires ! Je sais aussi bien rire maintenant. Enfin, j'ai acquis la notion du "vivant", je sais désormais discriminer l'animé de l'inanimé. Je vous explique : quand je vois mon chien, je souris, quand je vois un jouet, je ne souris plus. Je sais donc faire la différence entre ce qui est vivant et ce qui ne l'est pas. Il ne me reste plus qu'à faire la différence entre ce qui peut me sourire et ce qui ne le peut pas. Je reste toujours aussi cool la journée, même si je commence à pleurouner pour m'endormir. Mais ma mère (la garce !) a décidé de ne pas céder, et elle me laisse pleurer. En général, ça dure une minute, puis je m'endors !
Après mon développement intellectuel, mon développement physique. Je maitrise de mieux en mieux la position assise et suis de plus en plus tenté par la position debout. Tenu sous épaules, je raidis mes pattes et réussis à tenir une à deux minutes. Je sais désormais faire des roulades, du ventre au dos et vice-versa. Conscient qu'il ne me manque plus grand chose pour les JO de gymnastique, je travaille avec beaucoup d'ardeur le pont arrière. En effet, quand on me porte, je m'amuse à m'envoyer en arrière. Mais quand je dis envoyer, c'est envoyer. Je projette tout mon petit corps vers le bas, tel un sauteur à l'élastique pris de l'ivresse de goûter au vide ! Quand on est prévenu ça va, mais j'ai reservé de belles frayeurs à des gens qui ne me connaissaient pas ce goût là ! Il y a quand même un petit problème pour les JO : mon poids ! Nourri encore exclusivement de lait, je frôle tout de même les 10 kg pour 70 cm, ce qui me destine davantage à la lutte ou à l'haltérophilie !
Comme vous l'aurez compris, il n'y a plus grand chose en moi du petit avorton apathique et végétatif d'il y a quelques mois !
05 décembre 2006
J'élève mon enfant.....!
Ce matin, Maman m'a emmené au lycée... Arnaud et elle avaient besoin de mon avis sur le choix du scénario de leur prochain court-métrage ! Ils ont donc profité de ma présence pour bénéficier de mes conseils avisés ! Quand ils ont fini de travailler, je suis descendu me montrer en salle des profs et j'ai fait sensation. Outre Maman Cécile, il y avait une collègue comme ma maman les aime. Cette chère dame a élevé plein d'enfants et elle a son avis sur tout en matière d'éducation. Maman aime toujours discuter bébé avec elle. Avant ma naissance, elle avait insisté auprès de Maman et vanté les mérites de l'accouchement naturel (ce qui veut dire celui où tu souffres vraiament). Après, nous l'avons revue quand je n'avais qu'un mois, au pot de fin d'année. Entendant le récit de ma naissance, et le double tour de cordon, elle s'est gentiment inquiété : "Oh ! Il risque d'avoir des séquelles". Mais le plus dur à entendre pour elle, c'est quand Maman a dit qu'elle me filait des biberons : "Mais pourquoi ? tu fais du mal à ton enfant !".
Quand, à la rentrée, Maman a repris le chemin du lycée, elle était là pour la soutenir : "Oh ! Mais tu l'as déjà abandonné, si petit ! Quel âge il a ?". Là, Maman a commencé à s'amuser :
- "Oh, tout juste un mois !
- Oh mais c'est si petit ! (dit sur le ton de la mère qui-elle-a-pu-profiter-de-tous-les-moments-de-la-vie-de-ses-enfants et qui-continue-à-bosser-à-mi-temps-parce que-ils-sont-encore-jeunes (12 et 14ans) et-qu'une-mère-c'est-ce-qu'il-y-a-de-plus-important-tu-vois) Puis elle a percuté : ooooooooooh, tu me fais marcher !"
Aussi, vous imagnez le plaisir de Maman quand elle s'est approchée de moi tout à l'heure :
- Ben dis donc, il grossit bien ! Même s'il boit pas le bon lait de sa maman.
Puis, avec un regard appuyé en direction de ma sucette (que Maman, impitoyable, m'avait collée dans la bouche pour pouvoir discuter tranquille avec ses copines) :
- Et la sucette, là, dans sa bouche (merci on n'avait pas vu), elle sert à quoi !
Là, Maman n'a pas pu se retenir : "C'est pour pas qu'il crache du feu !"
Aah ! AAH ! AAAAH !
A tous les amis lecteurs du lycée : une bouteille de champagne si vous trouvez qui c'est !!!!!!
30 novembre 2006
Chut, je dors...
Dans la série "moeurs et coutumes du petit Raph' ", le sommeil.
I. L'endormissement et les lieux où le petit Raph' aime dormir
En général, j'aime dormir. Tout petit, un de mes grands plaisir était de dormir sur les adultes. Mes parents m'ont gardé des heures à dormir contre eux, puis petit à petit, j'ai appris à dormir dans mon lit, même si longtemps, j'ai préféré mon transat. A bientôt six mois, je fais la plupart de mes siestes au lit, ou dans mon cosy quand je reviens de balade. Je m'endors très facilement. Maman s'était faite avoir par Margaux. Pour l'endormir, la bougresse était tenace, et mes parents avaient pris l'habitude de la bercer et de rester près d'elle. Conclusion : ils l'ont bercée un an et ont passé de douces soirées à l'endormir, à quitter la pièce sur la pointe des pieds, puis... à revenir car elle avait le sommeil léger ! Donc pour moi, pas question de refaire la même erreur, on ne m'a donné aucune habitude. Je m'endors donc dans une étonnante sobriété : le lit, la sucette (et encore pas toujours) et zou ! je tombe très vite. Parfois, je prends le temps de converser avec les animaux qui partagent mon lit. Mais en général, je me débrouille comme un grand ! Les grands jours, j'ai encore le droit de dormir sur Maman, ou même dans son lit pour la sieste du matin, mais c'est rare ! Et quand je suis malade, on vient dans ma chambre (il y a un lit dedans pour les grands, qui sert de table à langer, mais qui , à l'occasion, peut retrouver sa fonction première).
Quand je suis gardé par ma Mamie, j'abuse et je me fais endormir au bras !
II. Les nuits et les siestes
Je fais mes nuits depuis que j'ai un mois et demi. Je me couche vers 20 h 30 et je me réveille, soit à 6 h 30 (en même temps que Papa), soit vers 8 h. Mes nuits sont de bonne qualité. Mes parents s'étaient faits avoir par Margaux. La bougresse perdait sa sucette avec une étonnante régularité, ce qui occasionnait de nombreux réveils pour "perte de sucette". Conclusion : on m'a laissé râler quand je la perdais, et maintenant je me rendors sans ! Parfois, je me réveille, Maman m'entend babiller puis je rejoins tout seul les bras de Morphée.
Je fais trois siestes par jour : une petite le matin (1 h), une grosse entre midi et deux ( 2 h) et une micro-sieste en fin d'après-midi, mais je commence à essayer de m'en passer !
III. Le costume de nuit
Question métaphysique, s'il en est : comment m'endormir pour que je n'aie pas froid (variante estivale : pour que je n'ai pas trop chaud) ? Cette question a alimenté de nombreuses heures d'interrogations entre Maman et ses copines et curieusement, les réponses n'étaient jamais les mêmes. Certaines extrêmistes (et Maman les apprécie) tenaient à la gigoteuse légère même pendant la canicule. Dieu merci, le pédiatre m'a sauvé en demandant à Maman si elle aimerait se mettre dans une gigoteuse en juillet en Provence ! D'autres, tout aussi extrêmistes (et Papa n'était pas insensible à leurs charmes), exigaient la couche sinon rien ! En général, après moult discussions conjugales, je me retrouvais en body ("oui, mais je lui mets lequel ? à manches courtes ? à manches longues ? Ou les body-débardeurs ?") Heureusement, l'hiver, c'est plus simple. Comme ma chambre est froide, j'ai droit au body-pyjama-gigoteuse et petit tee-shirt les jours de Mistral (ma chambre est dans le sens du vent). J'ai trois gigoteuses, ce qui me permet de tourner.
Mais, chut !!!! je dors........
















