le blog de bébé raphael

ma vie de bébé

31 octobre 2007

A table...

A 16 mois révolus, mes gouts et mes dégouts commencent à s'affirmer.... Alors, petit passage en revue ce que j'aime manger et de ce que j'aime moins, voire pas du tout manger.

D'abord. Petit préalable. Je ne suis pas un gros mangeur. Enfin, je ne le suis plus. Si, petit, j'avalais mes biberons avec la constance d'un Miguel Indurain gravissant un col de montagne de catégorie 4 sur le tour de France, eh ben, maintenant, c'est fini. Mais vraiment finish de chez finish. Je mange encore le matin, le midi, mais moins à quatre heures, et souvent le soir, je becte rien. Rien de rien. Néanmoins si je ne suis pas super gourmand, y'a des choses que j'aime.

Les haricots. Chez moi, on dit des ricots. Et j'adore. Ainsi que les petits pois.
Les kiris avec des batonnets à tremper dedans. Seule façon de me faire manger du fromage.
Les frites. Mais avec modération, parce qu'on sait jamais, mon pédiatre, peut-être qu'il lit mon blog.
Les fruits de mer. Avec passion. Comme Maman. Nette préférence pour les langoustines (comme Maman), mais je fais mon affaire des moules, tellines, crevettes. On n'a pas encore osé essayé les huitres, mais ça devrait pas tarder.
La viande. Surtout le rôti de boeuf.
Les compotes. Dans des gourdes. Que j'aspire avec délice en moins de temps qu'il ne faut pour plumer une alouette.
Le chocolat Kinder. Surtout quand je commence à m'énerver à la caisse du supermarché.
Le pain. Autre tradition familiale. Chez moi, chacun se mange une baguette par jour, les jours de petite forme.
Les fruits. Tous les fruits. Mais surtout les bananes et les mandarines. Comme Maman (décidemment) qui, petite, se rendait régulièrement malade à force d'avaler des tonnes de mandarines.

J'aime pas...

Les yaourts. Les petits suisses. Les danettes. Les laitages sous toutes leurs formes. Quand je daigne manger une cuillère du bout des lèvres, Maman se jette à genoux par terre pour remercier le petit Jésus. C'est vous dire.
Manger le soir.
Le fromage. Comme ma soeur. Que la simple vision d'un camenbert fait vomir. Presque. Sans rire. Et je suis le même chemin.
La floraline. Alors que Maman et Margaux adoreraient finir mes assiettes de floraline.
La confiture.
Les plats du soir Nestlé ou Blédina. A gerber. En plus, hier, Maman y a trouvé un cheveux. Bouarkkkk !
Les biscuits. Je suis pas trop gateau... Tant mieux...

Pour boire, je suis resté simple. Une passion pour le jus d'orange. l'eau. Et aussi, le champagne, que Maman me fait gouter du bout des doigts. A noter que cet été, j'ai gouté le cidre, et que j'avais adoré.

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29 octobre 2007

Bienvenue....

Bienvenue à Valentine, ma petite cousine, née samedi à 19 h 45...

valentine

Bienvenue, Anne-Cécile et Arnaud-Xavier, dans le monde merveilleux des parents... Un monde où l'on ne dort plus très tard le matin, où l'on s'inquiète à la moindre fièvre, où les machines à laver le linge tournent trois fois par jour, où le coffre de la voiture devient d'un coup beaucoup trop petit, où l'on devient incollable sur les marques de couche, de petits pots, où l'on sait déplier d'une main, avec un sac à langer dans la bouche, et un bébé dans l'autre la poussette (mais ça, c'est que quand on est devenu très fort)... Un monde où l'on court toujours, du matin au soir, et parfois même du matin au soir en passant par la nuit... où l'on va souvent travailler avec de jolies petites tâches de lait caillé sur l'épaule... un monde où aller travailler prend parfois l'allure d'une épreuve horrible alors même qu'on adore son métier... un monde où l'on s'affole au moindre bobo, un monde dans lequel les urgences du CHU du coin deviennent un havre où l'on va pouvoir soigner la maladie que l'on est sûr que son bébé a, même si le méchant pédiatre, il veut pas nous croire... Un monde où l'on se surprend, lors d'une soirée entre amis, à ne parler que son bébé, et où l'on réalise d'un coup qu'on est devenu comme "les autres"...Un monde dans lequel on est obligé d'enlever de son salon, plein de belles choses qu'on adorait et qui avaient le seul tort d'être fragiles, pour les remplacer par des beaucoup moins belles, en plastique avec des couleurs criardes, et qui font de drôles de bruits électroniques... Un monde dans lequel on a parfois l'impression de manquer de souffle, de force, d'énergie... de ne pas être à la hauteur, de tout faire comme il faudrait surtout pas faire....

Mais bienvenue aussi dans le monde merveilleux des premières fois : premiers sourires, premiers sommeils, premières cascades de rire... dans un monde dans lequel le temps, au-dessus d'un berceau, se suspend et s'étire, jusqu'à toucher parfois à l'eternel... un monde où le bonheur consiste juste à sentir lové contre soi une petite crevette de quatre kilos.. un monde où l'on attend avec impatience le moment du bain, juste pour sentir un petit cou humide, plein de mousse et de savon se frotter contre soi... un monde où l'on découvre que pour les enfants aussi ils font de supers fringues, et où l'on se voit, avec étonnement, reposer la tunique choisie chez Comptoir et qui aurait été si jolie avec mes bottes marrons, pour acheter à la place trois grenouillères petit bateau, et un joli petit chapeau... Un monde où l'on attend avec impatience, le plus doux des rendez-vous, celui du biberon donné en pleine nuit, quand tout autour dort, et que l'on a, d'un coup, l'impression d'être seuls au monde.... Un monde où l'on s'émerveille pour trois boucles au dessus de la nuque, et où l'on maudit quiqconque parle de les couper, "parce qu'on dirait une fille"... Un monde dans lequel on comprend que cet enfant nous lie indissolublement à l'homme qu'on aime, un monde dans lequel on s'émeut de voir cet homme s'occuper avec tant de tendresse, de douceur de son enfant... Un monde de rire, de tendresse, d'émotions, un monde où l'on sent son coeur battre plus fort qu'ailleurs....Bref, un monde dans lequel on a toujours le sentiment de reprendre son souffle, d'y trouver sa force et son énergie...

Bienvenue petite Valentine....

Et voici notre premier cadeau :

http://petitevalentine.canalblog.com

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28 octobre 2007

Yeap....

C'est les vacances... Enfin un peu de temps pour vous donner de mes nouvelles...

Et mes nouvelles actuellement, c'est du côté de mon développement intellectuel qu'il faut aller les chercher. Non pas que je ne développe plus physiquement. Au contraire. Lors de ma dernière visite chez my new pédiatre (un grand homme décidemment), je frolais les 78.5 cm, ce qui me permet de repasser un peu au-dessus de la courbe moyenne. Pour le poids respectable de 10.8 kg, poids stable depuis bientôt 6 mois (ce qui explique, que, sur les photos, je me sois bien affiné). Bref, tout ça pour dire que mon petit corps va bien.

Mais l'essentiel se passe du côté de mon intellect.

D'abord parce que j'explore les arcanes formidables du monde nouveau pour moi de la communication. En clair, je parle de mieux en mieux. Au point que Maman a même dressé le dictionnaire du "petit raphi". Ce qui donne :
"awa" : le célèbre au revoir, prononcé rituellement dès que je quitte un lieu, accompagné d'un petit salut de la main. Employé tant pour saluer qq qui part, que lorsque c'est moi qui part.
"mama" : maman. Employé à tout bout de champ, mais surtout au réveil, quand j'ai faim, quand je veux qu'on joue avec moi, ou qu'on me change ma couche
"papa" : papa. Employé fréquemment, avec les mêmes caractéristiques d'utilisation que "mama".
"dédé": ma grande soeur margaux. Employé, à la grande honte de ma mère, dès que l'on est en public. Parce que y'a plein de gens qui croient que ma soeur s'appelle andréé (andréé : dédé). Et c'est trop la honte pour ma mère qu'on l'on puisse imaginer, même un quart de seconde, qu'elle ait pu aimer le prénom andrée au point de le donner à sa fille. Donc, invariablement, quand je dis "dédé" maman ajoute : "non, gogo" (est-on sûr que c'est mieux, j'en doute ?)
"ouaoua" : chien. et aussi Stan, mon chien. Et par extension synonymique tous les animaux. Mot couramment employé devant toute forme d'animal.
"echi" : merci. Marque le bonheur que j'ai à recevoir un objet. Pour que je le prononce, il faut avant me dire "tiens". Bah oui, je suis pas fou, on n'a rien sans rien...
"tin" : tiens. cf mot précédent.
"cékwoooaaasssa" : alors ça, c'est le mot dont ma mère est le plus fier. Car, tenez-vous bien, ce n'est pas un mot, mais trois, et même que 'on peut aller jusqu'à dire que c'est une phrase, variante personnelle de la célèbre uestion : "c'est quoi ça". Bien s^pur, ce serait plus élégant de dire : "Qu'est-ce" mais ça suffit au bonheur de ma mère. Cette question, prononcée avec une inflexion très croassante, me sert à me renseigner devant qq chose qui m'intrigue, que je ne connais pas. Par exemple, devant des baskets portées par un ami de maman. Ou devant un fruit que je n'ai jamais vu.

Mais, je ne me contente pas de parler. Non, j'éprouve aussi des émotions esthétiques. Rien que ça...

D'abord, je fais de l'art. Avec Luci, je prépare une exposition de travaux artistiques. Et pour ça, je suis inscrit à un atelier d'expression artistique. On fait des trucs hyper balaises, genre peinture sur une branche d'arbre. Ce support me permet de développer un art qui commémore l'éphémère de la vie, l'inscription de la matière dans le temps mais surtout (c'est ce qui me tient le plus à coeur) de montrer comment l'art peut sublimer ce rapport à la contingence. Et ce que je fais, c'est tellement bien ,ue y' a une expo de prévue, avec un vernissage, et tout, et tout... Ce qui met ma mère en transe. Non pas tant parcequ'elle y voit la confirmation de mes talents artistiques, mais parce que dans sa tête, vernissage = nouvelle robe et champagne.
Donc je fais de l'art, mais je deviens aussi sensible à l'art. Maman a regardé, la semaine dernière, un DVD de son metteur en scène-plasticien-performeur préféré de sa vie toute entière. Elle a fait ça pour sa chauffer avant de monter le voir à Dijon (8 h route juste pour le voir, elle est barje, ma mère). Donc, dans le salon, on regardait ça. Maman, Papa et moi. Et ben, vous le croirez si vous le voulez, mais Roméo, il m'a fait le même effet qu'à Maman. Pendant 10 minutes, moi qui ne daigne même pas jeter le bout du bout d'un oeil à Bob l'éponge ou à Dora, j'ai maté la télé. Ouais, à 16 mois, je reste scotché devant du théâtre expérimental... Si c'est pas la classe, ça...
Mais, c'est pas tout... Non, maintenant, je danse aussi... Avec Luci, je suis inscrit à un atelier de danse-expression corporelle (oui, je sais ma nounou est une perle). Et, maintenant, dès que j'entends de la musique, je me balance d'un pied à l'autre, en bougeant les bras.
Et puis, je suis aussi entré dans l'univers littéraire. Je lis. Des classiques, genre petit ours brun. Et j'aime ça.

Donc, si on résume =

un esprit sain, dans un corps sain.
la tête et les jamabes.
mens sana in corpore sano.
Je déchire grave ma race.

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Posté par carolinolivier à 19:43 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 octobre 2007

C'est vendredi...

Donc, c'est le jour des nouvelles...

Pas mal de choses à vous dire...

D'abord, et parce qu'elle le vaut bien, un joyeux anniversaire à ma Mamie... On te souhaite plein de bonnes choses, et on en profite encore une fois pour te dire merci pour tout ce que tu fais pour moi (et mes parents)...

On va aussi dédier cet article à ma tante Stéphanie... Elle vit un vrai drame... Imaginez : elle bosse toute seule dans son bureau, et le midi, elle est toute seule pour manger... Rassurez-vous, elle n'est pas religieuse, ni concierge, ni même conductrice de pelleteuse (métiers dont le seul point commun est de passer sa journée enfermé dans 12m2 et tout seul)... Non, rien de tout ça, mais, ça ne change rien à l'affaire, chargée de communication (on dit ça ?)... Donc Stéphanie, elle est seule, et donc.. elle s'emmerde... Alors, la seule chose qu'il lui reste, son seul lien avec la société des humains, c'est internet et les blogs... Figurez-vous que son desespoir a atteint un tel degré que elle passe son entre-midi et deux (et peut-être même ses journées de boulot, fais gaffe, Valère) à surfer sur les blogs des copines de Margaux... Pour qui a déjà lu des blogs d'ado de 13-15 ans, vous comprendrez vite l'intensité de son desespoir.... Non pas que les blogs d'ado ne soient pas instructifs (ma maman fréquente assidument les blogs de ses élèves, c'est fou ce qu'elle y découvre), mais bon, on peut vite avoir une sensation de ... hum... comment dire... Attention, faites pas dire à Maman ce qu'elle n'a pas dit, y'en a qui sont de vraies merveilles, mais, pas tous... Bref, tout ça pour dire que Stéphanie guette avec angoisse  un nouvel article sur mon blog... et que, dès qu'elle voit quelque chose de nouveau, elle est toute en extase... Donc, voilà, tatie stéph, de quoi te mettre en émoi... (maman te rappelle quand même que tu peux la rejoindre pour manger avec elle le mardi ou le jeudi, elle a qu'une demi-heure, mais bon...)

Alors, de quoi vais-je vous parler aujourdh'ui ? Ben, de MOI

Oui, je sais, encore.... Mais c'est comme ça..

Et pour changer un peu, je vais vous parler de mon développement corporel, qui semble au délà du réel...

Si vous vous me lisez régulièrement, vous vous rappelez qu'un ami metteur en scène de maman, très préoccupé par les choses du corps, et persuadé qu'à travers le corps, c'est l'âme qui parle, avait dit à Maman être scotché par la pertincence de mon centre corporel...

Et bie, figurez-vous qu'il avait raison le bougre... Et ça s'est confirmé... doublement...

La semaine dernière, maman bossait à la maison avec un de ses amis danseur... Et quand il m'a vu escalader les chaises devant lui à la seule force de mes bras (oui, je fais ça), il s'est écrié : "dis donc, il est bien centré!".. Centré ! Waouhhh ! Evidemment dans la bouche de cet ami, le mot "centré" n'a pas les connotations mystico-spiritualo-intellectalo qu'elles avaient dans la bouche du premier ami... Chez lui, centré, ça veut juste dire bien équilibré et dégourdi de son corps, mais c'est déjà pas mal....

Et puis, toujours la semaine dernière, on en a eu la confirmation ultime... Luci m'a emmené faire de la psycho-motricité... Yes.... Y'avait deux parties... La première, fallait chanter, danser, se tortiller... Ca n'a pas été une réussite... Il parait queje faisais le timide, que je me collais contre Luci sans bouger... Mais après la dame a sortit des tapis de sol, des labyrinthes en mousse, des tunnels, des balles et là... Ca a été l'extase.... (un peu comme quand toi, Stéphanie, tu lis le blog de qui tu sais !) Et même que la dame qui animait l'atelier m'a trouvé fort dégourdi !

Conclusion : je suis doué de mon corps !

Posté par carolinolivier à 12:42 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 octobre 2007

Merci la couz'

Merci, Loulou, pour cette jolie sucette....
Avec ça sur la (dans) la bouche, je ne risque pas de passer inaperçu !
J'espère juste que Maman pensera à me l'enlever quand on va chez la poissonière, ça pourrait lui donner des idées ...

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P. S : Oui, je porte une sucette. Mes parents sont des gens biens et je porte une sucette. Ca fait pas de moi Maggie Simpson, ni de mes parents des ploucs. Y'en a pleins qui sont contre, je sais. Manou, par exemple, que dans son enfance, Maman a toujours entendu traiter de "ploucs" les gens qui filaient des sucettes à leurs marmots. Et même que dans la bouche de Manou, ça signifiait que c'était encore pire que des gens qu'auraient mangé des courgettes à tout leur repas, sans fermer la bouche et en tenant n'importe comment leur fourchette. Mais moi, je maitrise tout à fait ma consommation. Juste pour m'endormir, ou en cas de petit coup de blues entre deux siestes. D'habitude pour pas que ça se voit trop, je prends des transparentes, de la marque nuk, si vous voulez tout savoir. Je les ai en trois tailles : 0-6 mois, 6-18 mois, et +18 mois (je sais, je triche, j'ai pas encore 18 mois). La nuit, je suis très fort, je les trouve tout seul, sans avoir à me transformer en singe hurleur... Et me dîtes pas que ça va déformer mes dents. D'abord, vu mon hérédité maternelle pourrie, je risque de les avoir bien tordues mes dents... Donc, tant qu'à faire, pourri pour pourri, autant se faire plaisir.. Et puis ma maman elle a un copain stomato qui donne des sucettes à ses enfants, et ils s'en portent bien mieux que ceux qui sucent leur pouce ad vitam eternam. (On en connait, vous voulez leur nom ?) J'arrêterai bien un jour. Ca nous énerve les gens qui disent : "il a encore sa tutute (en plus, les gens inventent toujours des noms débiles, sucette, ça s'appelle sucette) à son âge. Mais il va la garder jusqu'à quand". A quoi généralement , on répond : "Dans ta face, la sucette ! ". Ca fait son effet, et on me fout la paix.   

Posté par carolinolivier à 09:20 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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